Minute sociale …..

Posté le 14 novembre 2013

Même travaillant dans le handicap, il est toujours intéressant de se tenir informée des évolutions sociales et politiques de notre secteur… et de crier au scandale par la même occasion :

Hébergement d’urgence : l’Indre-et Loire oubliée ?

13/11/2013 05:38
Faute de crédits, le bus de nuit pourrait être supprimé cet hiver.

Faute de crédits, le bus de nuit pourrait être supprimé cet hiver.

En région Centre, la majeure partie des crédits exceptionnels destinés à l’accueil des sans-abri a été affectée au Loiret. En Touraine, on crie au scandale.

O n ne peut laisser passer ça sans rien dire. C’est invraisemblable : André Ledoux ne décolère pas. Comme la plupart des responsables d’associations impliquées dans l’hébergement d’urgence en Indre-et-Loire, le président de l’Entraide ouvrière (qui gère le dispositif d’accueil à travers le standard du 115) est scandalisé parce qu’il vient d’apprendre.
A la rentrée, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a annoncé le financement d’une enveloppe exceptionnelle de 107 M€ pour faire face aux besoins des structures d’accueil confrontées à un public toujours plus important. 810.000 € ont été attribués à la région Centre.
En Indre-et-Loire, les associations caritatives espéraient obtenir une part substantielle de ces crédits. D’où leur désappointement lorsqu’elles ont appris que 703.000 € étaient destinés au Loiret contre (seulement) 77.00 € pour le département et 30.000 € pour L’Eure-et-Loir.
« Peu importe quels sont les critères de répartition. Ce qui est sûr, c’est que l’on peut être inquiet de la façon dont les décisions sont prises. Cela pose vraiment problème », s’insurge André Ledoux.

Plus de bus de nuit ?

La colère des acteurs tourangeaux de l’hébergement d’urgence est d’autant plus grande qu’ils avaient déjà tiré la sonnette d’alarme il y a un an en sollicitant l’intervention des parlementaires.
Au mois de septembre, le sénateur Jean-Jacques Filleul avait même interpellé la ministre du Logement sur ce sujet en dénonçant « une répartition particulièrement inéquitable des crédits aux niveaux national et régional ».
La ministre lui avait alors répondu en évoquant des hausses significatives des crédits alloués à l’Indre-et-Loire cette année. En un an, le nombre des places d’hébergement d’urgence est ainsi passé de 133 à 227 dans le département. De son côté, le directeur départemental de la population, Daniel Viard, évoque un total de 439 places, tous dispositifs confondus. « Nous avons doublé nos capacités d’accueil », souligne-t-il.
« Il y a eu une amélioration mais la situation reste très tendue », rétorque André Ledoux en rappelant que 70 personnes restent à la rue chaque nuit actuellement en Touraine, faute de place en foyer d’accueil. Théoriquement, les 77.000 € supplémentaires alloués par le ministère du Logement sont destinés à boucler l’exercice 2013.
Mais, visiblement, cette rallonge ne sera pas suffisante pour faire face à tous les besoins. A Tours, le bus de nuit qui apportait habituellement une soupe chaude aux sans-abri pourrait être ainsi supprimé cet hiver.

Pascal Denis
vive le sens de l’équité défendu par notre gouvernement…

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