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Archive pour la catégorie « jeu de mots »

Des mots pour le dire…

Des fois, Souvent, notre métier est ingrat. Des fois, Souvent, c’est fatiguant. Bien sûr on ne passe pas notre journée à faire de la rentabilité financière ou à porter des charges lourdes, ou encore travailler à la chaine… non… mais pour autant, on est fatigué. Des fois, Souvent, on est en sous effectif. Souvent, Toujours, on est à flux tendu… et gérer un groupe n’est pas toujours chose aisée (n’est pas les collègues ? ). Bref, notre métier a multiples facettes. Accompagner des personnes en difficultés (peu importe la dite difficulté) peut nous amener à divers métiers allant de la femme de ménage, en passant par la cuisinière, l’orthophoniste, l’agent technique, la dame pipi, informaticienne, chauffeur, secrétaire, aide-soignante etc, etc…(Ceci n’est pas une liste exhaustive qu’il conviendra à chaque personne qui se reconnaitra,  de compléter ! En vert, les suggestions faites en commentaire :p)

Ce qui nous tient malgré tout à cumuler tous ses emplois en un seul ? Ben encore les personnes qu’on accompagne. Des fois, ils savent illuminer notre journée, juste avec leurs sourires et leurs mots… quelques perles entendues ici ou là :

- Alors qu’on parlait de ce qu’était l’humour (et les humoristes), un résident nous dit : les gens qui n’aiment pas les clowns sont des Anticiclones ou des anticiclowns.

- Un autre jour, alors qu’on travaillait la notion d’identité avec une collègue, une résidente la regarde (visiblement peu concentrée) et lui dit : « tes cheveux, c’est comme les feuilles en automne, ils tombent ».

- Un de nos externes a un humour politisé et nous a expliqué que pour aller en Hollande, il fallait traverser Mitterrand, Chirac et Sarkozy… mais qu’après tout, il fallait bien ça car la Hollande était un pays NORMAL….

Alors oui… des fois, notre métier n’est pas des plus aisés. On vit des moments qui pourraient paraitre de l’ordre du paranormal pour des gens qui ont une vie, un travail ordinaire ou banal…mais si Gad Elmaleh demande dans un de ses spectacles : « vous en connaissez beaucoup vous des boulots où quand vous arrivez on vous acclame ? » Et bien moi je répondrai à ce monsieur : « Non pas beaucoup mais dans le mien aussi on nous acclame quand on arrive… »

Tous les jours, quand l’équipe de l’après midi traverse la salle à manger en arrivant, la pièce se transforme en salle de spectacle avec des applaudissements, des ouaisssss des wouaaaaa…. La différence avec le public de Gad Elmaleh, c’est que pour les humoristes, c’est le public qui paye pour applaudir… chez nous c’est la Sécu, la MDPH, Le Conseil Général qui paient… et ce sont les personnes accueillies qui nous applaudit !!!

Socialement vôtre,

 



Des mots pour le dire

Qui n’a déjà pas consigné les mots de ses enfants, des écoliers, ou d’enfants de son entourage ?

Mon boulot m’offre parfois un festival en la matière. Hier, alors que j’évoquais un festival cinématographique en déclinant les différentes catégories, je me lançais dans la description de ces dernières.

« Film d’essai : film qui ne doit pas excéder une minute trente délivrant un message sur un thème précis. Ce dernier peut prendre la forme d’un spot… »

et là, V m’interrompt : « ah ça c’est pas possible ! »

moi : « qu’est -ce qui n’est pas possible ?  »

« Elle : de faire ce film ! »

« moi : ben pourquoi ? »

« Elle, en regardant le plafonnier : Ben on n’a pas de spot ! »