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Archive pour la catégorie « minute sociale »

Le handicap à la télé

Des initiatives télévisuelles se multiplient bizarrement au lendemain de l’annonce des délais d’accessibilités des lieux publics pour les personnes en situation de handicap…  Je parlais il y a quelques jours de la sortie prochaine de « De toutes nos forces » au cinéma…. France 4 diffuse les jeux paralympiques : pour la première fois, on pourra véritablement suivre des épreuves et non attendre péniblement la fin des JT pour savoir s’ils vont parler des résultats….

Cette semaine, France Télévision fait fort et propose deux programmes à souligner :

Lundi 10 mars à 20H45 sur France 3 : leçons de vie, dépasser son handicap

Ils s’appellent Marie, Vincent, Stéphanie, Sami, Khadija et Jérôme.

Ils sont handicapés depuis la naissance ou le sont devenus suite à un accident ou à cause d’une maladie dégénérative. Qu’ils soient aveugles ou cloués dans un fauteuil roulant, ils ont un point commun : une envie de vivre plus forte que les limites de leur handicap. Combatifs, positifs, émouvants et maniant souvent l’humour, leur charisme, leur force de caractère et leur intelligence nous donnent des leçons de vie tout en nous faisant découvrir les réalités du handicap. Ils travaillent, ont des enfants, voyagent et poursuivent leurs rêves…

Un film réconfortant qui bat en brèche nombre d’idées reçues et de préjugés pour mieux vivre ensemble.

Un film de Andrea Rawlins-Gaston

Produit par Capa TV
Participation France Télévisions

Ce progragramme est adapté aux personnes mal-entendantes.

http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/10-03-2014_217503

(vidéos disponibles sur le lien ci-dessus, page source de cet article).

Mardi 11 mars à 20H45 sur France 4 : dans la peau d’un handicapé

« Que ressent-on quand on est l’objet d’une discrimination fondée sur la différence ? », « Quel regard les autres portent-ils sur vous quand vous vous retrouvez coincé dans un fauteuil ? » Pour tenter de répondre à ces questions soulevées par la série Dans la Peau d’un handicapé, diffusée à partir de demain sur France 4 (1), Hayssam, Julien et Eve, trois jeunes valides ont accepté d’expérimenter les difficultés d’une personne handicapée dans des situations banales de la vie quotidienne : prendre les transports en commun, accéder à une salle de spectacle ou à une discothèque, faire du shopping, trouver un travail, se rendre à un rendez-vous galant… Pour les guider : Audrey, une jeune femme paraplégique de 25 ans (à gauche sur la photo), battante et émouvante, qui par sa joie de vivre balaie tous les préjugés sur le handicap.

http://www.faire-face.fr/archive/2012/02/28/france-4-lance-dans-la-peau-d-un-handicape-demain-soir-a-20h.html

A priori, c’est une série de documentaires et on m’en a dit du bien…

Je regarderai pour me faire mon opinion mais je pense que ça peut intéresser un certain nombre d’entre vous…

Socialement vôtre,



le parcours du combattant

J’ai envie de rendre hommage à Antoine.

C’est qui Antoine ?  c’est un jeune homme de 32 ans que j’accompagne dans une démarche d’intégration en ESAT. Mais Antoine, ça fait des années qu’il rame. ça fait des années qu’il fait des stages auxquels on lui disait :   « c’est bien, mais il faut encore faire des stages, tu n’es pas encore tout à fait prêt ».

Jamais Antoine ne s’est découragé. Il enchainait des périodes au foyer et des périodes de stage.

Depuis quelques mois, un ESAT a dit : « C’est bien. Tu es prêt… mais on n’a pas de places »… et depuis… rien. Malgré les candidatures, les opérations phoning, toujours la même chose : « avec la crise, on a moins de travail et nous n’avons pas de place ».

Cette semaine, enfin, nous avions une visite d’un ESAT en vue d’un stage d’admission.

9h15, j’arrive chez Antoine qui est fin prêt et m’attend. Souriant il m’ouvre la porte, enfile son blouson et nous voilà partis jusqu’au métro.

- on y va en métro ?

- oui mais c’est à toi de me montrer … c’est quasiment le même chemin que pour ton dernier stage : on descend à l’arrêt d’après.

Antoine me sourit, ravi… me montre la bonne direction en arrivant à la station, reconnait l’arrêt de son stage précédent et m’interroge du regard à la suivante.

Nous voilà à l’ESAT. Visite suivie d’un entretien qui en substance laisse peu d’espoir au jeune homme d’avoir une place. En gros… y’a du boulot, mais c’est un ESAT de « Haut vol », répondant à des commandes commerciales exigeantes en terme de rendement « mais nous voulons laisser la chance à tous c’est pourquoi nous vous proposons tout de même un stage ». Une vigilance particulière sera observée quant à son intégration et adaptation. Eurêka.

J’observe Antoine qui arbore un sourire ravi : j’ai un stage !

Je suis partagée aujourd’hui entre ma satisfaction d’accompagner Antoine dans ce qu’il désire (et qui est en adéquation avec ses réelles capacités) …. et ma colère contre ce système qui se fou ouvertement de la gueule de ces personnes en difficultés. Le rendement économique est tellement important qu’on en perd de vue le fait que ces établissements doivent être un milieu protégé accueillant et accompagnant, dans une activité professionnel, des personnes en situation de handicap.

Depuis des années, on propose des stages à Antoine… qui lui, ne désespère pas de trouver une place…. l’aura – t- il un jour ?

Socialement vôtre,

 



Handiciné

A l’heure où les politiques prennent le handicap pour la 5ème roue du carrosse, à l’heure où ils nous pondent des délais pour l’accessibilité des lieux PUBLICS, les cinéastes continuent à œuvrer. Merci à eux, c’est déjà ça !  ça sort le 26 mars… et j’irai le voir. Pensée à toi Mathieu.

 

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La Quiche d’or…

La quiche d’or est un concept que j’ai découvert avec délectation dans un magazine que, jadis, j’aimais lire (Causette).  Dans chaque numéro, Causette a son lot de quicheries (non, pas de coucheries pfff)… plus ou moins « croustillantes,  gratinées,  fumantes et fumeuses ». Allez… ne me dites pas que vous ne voyez pas de quoi je parle… on a tous des quiches qui nous entourent dans notre boulot….

Alors voilà, je m’étais jurée de ne parler que des personnes qu’on accueille… pas de de l’équipe, d’éviter de parler des dysfonctionnements institutionnels (enfin, tenter car qui dit dysfonctionnements institutionnels, dit impacts sur les personnes accompagnées)… mais voilà.. à un moment donné, TROP c’est TROP… alors de temps en temps, je vous parlerai d’elle… de celle qui a rempli tous les suffrages : La quiche d’Or de l’année…. sans la nommer (pour un ptit clin d’œil à Moustaki).

 

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NB : Ce chef d’œuvre de la chanson française est à prendre bien évidemment au 1000éme degré pour la détourner de son message original et illustrer mes propos telle une ode à la Quiche d’or… (qui aura le droit, bien entendu à sa propre catégorie… ça vaut bien ça !)



Goooooooood morning Nanterre !

Hier, c’était la première séance de la nouvelle activité que je propose à un petit groupe : radio.

ça se passe à l’Agora, un chouette lieu avec lequel j’ai monté un partenariat (qui commence à prendre forme après un an et demi…). Animé par Catherine, une journaliste, 4 résidents vont découvrir l’univers d’une web radio et préparer l’enregistrement de LEUR émission (avec création de jungle etc !). J’ai adoré les voir faire des essais dans les micros, adoré voir les étoiles dans leurs yeux, adoré voir l’enthousiasme de Catherine et Amandine (notre animatrice référente depuis un an et demi)…. dès les essais, on a connu les petits soucis techniques (ça enregistre mais le son ne sort pas… )… mais c’est pas grave, c’était une chouette première séance.

Quand l’émission sera enregistrée, on pourra TOUS (vous compris) l’entendre ici : http://radioagora-nanterre.fr/channel/1_Radio_Agora

et en attendant, ce lien vous permettra de découvrir cette web radio, et de pouvoir écouter plein d’émissions intéressantes !

Socialement vôtre,



Petite leçon de communication non verbale

Parfois on me dit : mais comment tu fais pour les comprendre ? on comprend rien, ils font des bruits mais parlent pas vraiment….

Je vois pas où est le problème… y’a besoin de mots pour se comprendre ?  non je ne comprends pas… certes il y a la connaissance de l’autre mais quand même… le regard, la situation, les mimiques… y’a tant de choses qui nous renseignent…

Bon, je vous vois dubitatifs ou dubitatives pour certain(e)s… ok… je vous propose un petit TP… il ne vous suffit que de cliquer sur la vidéo suivante dans un premier temps…  :

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ça va ? vous avez compris l’histoire ?

Pardon ??? ça vous a même fait rire ???? bah vous voyez que c’est pas si compliqué la communication non verbale….

la communication verbale, entre personnes soit disant « normales », peut s’avérer bien plus complexe…. (croyez moi !!!!)

Socialement vôtre,



Minute sociale …..

Même travaillant dans le handicap, il est toujours intéressant de se tenir informée des évolutions sociales et politiques de notre secteur… et de crier au scandale par la même occasion :

Hébergement d’urgence : l’Indre-et Loire oubliée ?

13/11/2013 05:38
Faute de crédits, le bus de nuit pourrait être supprimé cet hiver.

Faute de crédits, le bus de nuit pourrait être supprimé cet hiver.

En région Centre, la majeure partie des crédits exceptionnels destinés à l’accueil des sans-abri a été affectée au Loiret. En Touraine, on crie au scandale.

O n ne peut laisser passer ça sans rien dire. C’est invraisemblable : André Ledoux ne décolère pas. Comme la plupart des responsables d’associations impliquées dans l’hébergement d’urgence en Indre-et-Loire, le président de l’Entraide ouvrière (qui gère le dispositif d’accueil à travers le standard du 115) est scandalisé parce qu’il vient d’apprendre.
A la rentrée, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a annoncé le financement d’une enveloppe exceptionnelle de 107 M€ pour faire face aux besoins des structures d’accueil confrontées à un public toujours plus important. 810.000 € ont été attribués à la région Centre.
En Indre-et-Loire, les associations caritatives espéraient obtenir une part substantielle de ces crédits. D’où leur désappointement lorsqu’elles ont appris que 703.000 € étaient destinés au Loiret contre (seulement) 77.00 € pour le département et 30.000 € pour L’Eure-et-Loir.
« Peu importe quels sont les critères de répartition. Ce qui est sûr, c’est que l’on peut être inquiet de la façon dont les décisions sont prises. Cela pose vraiment problème », s’insurge André Ledoux.

Plus de bus de nuit ?

La colère des acteurs tourangeaux de l’hébergement d’urgence est d’autant plus grande qu’ils avaient déjà tiré la sonnette d’alarme il y a un an en sollicitant l’intervention des parlementaires.
Au mois de septembre, le sénateur Jean-Jacques Filleul avait même interpellé la ministre du Logement sur ce sujet en dénonçant « une répartition particulièrement inéquitable des crédits aux niveaux national et régional ».
La ministre lui avait alors répondu en évoquant des hausses significatives des crédits alloués à l’Indre-et-Loire cette année. En un an, le nombre des places d’hébergement d’urgence est ainsi passé de 133 à 227 dans le département. De son côté, le directeur départemental de la population, Daniel Viard, évoque un total de 439 places, tous dispositifs confondus. « Nous avons doublé nos capacités d’accueil », souligne-t-il.
« Il y a eu une amélioration mais la situation reste très tendue », rétorque André Ledoux en rappelant que 70 personnes restent à la rue chaque nuit actuellement en Touraine, faute de place en foyer d’accueil. Théoriquement, les 77.000 € supplémentaires alloués par le ministère du Logement sont destinés à boucler l’exercice 2013.
Mais, visiblement, cette rallonge ne sera pas suffisante pour faire face à tous les besoins. A Tours, le bus de nuit qui apportait habituellement une soupe chaude aux sans-abri pourrait être ainsi supprimé cet hiver.

Pascal Denis
vive le sens de l’équité défendu par notre gouvernement…